« C’est vieux ça, holala »

A vos stylos ou claviers, à vos agendas, l’Europe nous attend sagement à la Représentation de la Commission européenne en Belgique pour « Parler de l’Europe concrète ((Voir La propagande européenne, instrument de leur démocratie)) ».

On les a toutefois appelé avant afin de nous faire une idée de ce qu’était pour eux cette « Europe concrète« .

L’étonnement de notre interlocuteur devant ce dont il avait déjà oublié l’existence même, à savoir une affiche gigantesque trônant à l’entrée de la gare du Luxembourg, indique la fonction uniquement symbolique, signe de leur « ouverture », de cette invitation à les appeler pour évoquer « leur » Europe. L’intérêt réside donc moins dans ce que nous dit notre interlocuteur que dans le contraste entre cette objectivité affichée – « parler de l’Europe concrète » – et toute la subjectivité de celui qui parle et est censé représenter cette objectivité. Il y a là toute la force symbolique de l’effet d’annonce, qui atteint ses objectifs à savoir faire montre de la capacité de dialogue de l’Europe, même si cette invitation au dialogue ne se concrétise pas; et c’est bien là son seul dessein: créer l’illusion…

Petit extrait:

« Ça me ferait plaisir de vous retrouver avec vos potes »… à bon entendeur ((EXTRAIT:

– NTM  Quest-ce quon attend
– Extrait du film tiré de l’ouvrage de George Orwell, 1984
– Extrait de l’émission de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis, consacrée au film Home, bien que ce ne soit pas “directement” lié. Voir http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1719&var_recherche=home
– Bodycount  Born dead))!

A.P

Ce contenu a été publié dans Audio. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à « C’est vieux ça, holala »

  1. MOREAU René dit :

    Il m’apparaît, à moi, que la réponse de votre interlocuteur est sensée et ne tente pas d’évacuer votre demande. Il vous prie d’organiser le débat, mais ne le refuse pas. Il proclame aussi sa conviction en l’institution qui l’emploie … quel mal y a-t-il à cela ? Faudrait-il qu’il crache dans la soupe ? Je pense moi aussi, sans me sentir « opprimé », que le travail européen est ingrat, toujours en lutte contre le poujadisme et la pensée simplifiée. Qui d’ailleurs ne provient pas seulement de la droite lepéniste, mais aussi , je crois le voir dans votre introduction à l’interview, d’une gauche qui se repense, de génération en génération, à l’aube d’une nouvelle originalité. C’est normal, mais pas nouveau. Je vous suggère, avec gentillesse, de vérifier les véritables acquis de la construction européenne, et de vous demander où en étaient les consensus sur l’environnement, les droits des femmes, l’aide aux pays en difficulté, il y a -par exemple- cinquante ans … C’est plus difficile que d’ironiser à peu de frais sur le « oulalà, c’est vieux ça ».
    Moreau René.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *