Gazastrophe

Inscrivez-vous ci-dessous si vous faites partie du réseau d’échange de film et que vous avez reçu le film

“Nous rapportons ces images de Gaza, Palestine, ce pays qui ressemble de plus en plus à une métaphore. Nous sommes rentrés dans Gaza au lendemain de la dernière guerre et découvrons, avec nos amis délégués palestiniens des droits de l’homme, l’étendue de la « gaza-strophe ». Les récits de dizaines de témoins de la guerre israélienne contre Gaza, nous font entrer dans le cauchemar palestinien. Malgré cela, nos amis Gazaoui nous ont offert des poèmes, des chants…

[lop h= »Gazastrophe »]

5 réponses à Gazastrophe

  1. Al Farissi dit :

    A voir absolument!

    • Al Farissi dit :

      A la fin du documentaire, j’ai particulièrement apprécié le partage des fraises sucrées palestiniennes… elles semblaient briller même dans l’obscurité la plus profonde!

  2. Al Farissi dit :

    Poème de Abou El Kacem Chebbi…un bel hommage au combat actuel contre l’oppression!

    ألا أيها الظالم المستبد
    حبيب الظلام عدو الحياه
    سخرت بأنات شعب ضعيف
    و كفك مخضوبة من دماه
    و سرت تشوه سحر الوجود
    و تبذر شوك الاسى في رباه

    رويدك لا يخدعنك الربيع
    و صحو الفضاء و ضوء الصباح
    ففي الافق الرحب هول الظلام
    و قصف الرعود و عصف الرياح
    حذار فتحت الرماد اللهيب
    و من يبذر الشوك يجن الجراح

    تأمل هنالك انى حصدت رؤوس الورى و زهور الأمل
    و رويت بالدم قلب التراب و اشربته الدمع حتى ثمل
    ســيجرفك الســيل ســـيل الدماء
    و يأكلك العاصف المشتعل

    Ô tyran oppresseur…

    Ami de la nuit, ennemi de la vie…
    Tu t’es moqué d’un peuple impuissant
    Alors que ta main est maculée de son sang
    Tu abîmes la magie de l’univers
    Et tu sèmes les épines du malheur dans ses éminences

    Doucement ! Que ne te trompent pas le printemps,
    La clarté de l’air et la lumière du jour
    Dans l’horizon vaste, il y a l’horreur de la nuit
    Le grondement du tonnerre et les rafales du vent
    Attention ! Sous la cendre, il y a des flammes
    Celui qui plante les épines récolte les blessures

    Regarde là-bas où tu as moissonné les têtes humaines
    et les fleurs de l’espoir
    Et tu as englouti de sang, le cœur du sol et tu l’as abreuvé de larmes à l’ivresse
    Le flot, torrent du sang va te brûler
    Et l’orageux brûlant va te dévorer « .

    • Mohand dit :

      Cheebi a dit également dans son poème : »La volonté de vivre »

      Lorsqu’un jour le peuple veut vivre,
      Force est pour le Destin, de répondre,
      Force est pour les ténèbres de se dissiper,
      Force est pour les chaînes de se briser.
      Avec fracas, le vent souffle dans les ravins,
      au sommet des montagnes et sous les arbres
      disant :
      « Lorsque je tends vers un but,
      je me fais porter par l’espoir
      et oublie toute prudence ;
      Je n’évite pas les chemins escarpés
      et n’appréhende pas la chute
      dans un feu brûlant.
      Qui n’aime pas gravir la montagne,
      vivra éternellement au fond des vallées ».

      Je sens bouillonner dans mon cœur
      Le sang de la jeunesse
      Des vents nouveaux se lèvent en moi
      Je me mets à écouter leur chant
      A écouter le tonnerre qui gronde
      La pluie qui tombe et la symphonie des vents.

      Et lorsque je demande à la Terre :
      « Mère, détestes-tu les hommes ? »
      Elle me répond :
      « Je bénis les ambitieux
      et ceux qui aiment affronter les dangers.
      Je maudis ceux qui ne s’adaptent pas
      aux aléas du temps et se contentent de mener
      une vie morne, comme les pierres.
      Le monde est vivant.
      Il aime la vie et méprise les morts,
      aussi fameux qu’ils soient.
      Le ciel ne garde pas, en son sein,
      Les oiseaux morts
      et les abeilles ne butinent pas
      les fleurs fanées.
      N’eût été ma tendresse maternelle,
      les tombeaux n’auraient pas gardé leurs morts ».

      Par une nuit d’automne,
      Lourde de chagrin et d’inquiétude,
      Grisé par l’éclat des étoiles,
      Je saoule la tristesse de mes chants,
      Je demande à l’obscurité :
      « La vie rend-elle à celui qu’elle fane
      le printemps de son âge ?  »
      La nuit reste silencieuse.
      Les nymphes de l’aube taisent leur chant.
      Mais la forêt me répond d’une voix
      aussi douce que les vibrations d’une corde :
       » Vienne l’hiver, l’hiver de la brume,
      l’hiver des neiges, l’hiver des pluies.
      S’éteint l’enchantement,
      Enchantement des branches
      des fleurs, des fruits,
      Enchantement du ciel serein et doux,
      Enchantement exquis des prairies parfumées.
      Les branches tombent avec leurs feuilles,
      tombent aussi les fleurs de la belle saison.
      Tout disparaît comme un rêve merveilleux
      qui brille, un instant, dans une âme,
      puis s’évanouit.
      Mais restent les graines.
      Elles conservent en elles le trésor
      d’une belle vie disparue… »

      La vie se fait
      Et se défait
      Puis recommence.
      Le rêve des semences émerge de la nuit,
      Enveloppé de la lueur obscure de l’aurore,
      Elles demandent :
      « Où est la brume matinale ?
      Où est le soir magique ?
      Où est le clair de lune ?
      Où sont les rayons de la lune et la vie ?
      Où est la vie à laquelle j’aspire ?
      J’ai désiré la lumière au-dessus des branches.
      J’ai désiré l’ombre sous les arbres »

      Il* dit aux semences :
      « La vie vous est donnée.
      Et vous vivrez éternellement
      par la descendance qui vous survivra.
      La lumière pourra vous bénir,
      accueillez la fertilité de la vie.
      Celui qui dans ses rêves adore la lumière,
      la lumière le bénira là où il va. »
      En un moment pas plus long
      qu’un battement d’ailes,
      Leur désir s’accroît et triomphe.
      Elles soulèvent la terre qui pèse sur elles
      Et une belle végétation surgit pour contempler la beauté de la création.

      La lumière est dans mon cœur et mon âme,
      Pourquoi aurais-je peur de marcher dans l’obscurité ?
      Je voudrais ne jamais être venu en ce monde
      Et n’avoir jamais nagé parmi les étoiles.
      Je voudrais que l’aube n’ait jamais embrassé mes rêves
      Et que la lumière n’ait jamais caressé mes yeux.
      Je voudrais n’avoir jamais cessé d’être ce que j’étais,
      Une lumière libre répandue sur toute l’existence.
      Abou El Kacem Chebbi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *